Les effets du Bisphénol A sont transgénérationnels.

Le RES l'avait déjà souligné lors de sa vidéo au sujet des effets du BPA sur notre santé.
Le message est clairement annoncé dans l'article datant du 29 mai dernier sur Actualité-news-environnement :


Les effets du Bisphénol A (bpa) sont transgénérationnels.

C’est ce que révèle une étude sur le point de paraître dans la prochaine édition de la revue Endocrinology.

En gros, cela signifie que les troubles de comportement induits par ce contaminant peuvent se transmettre de génération en génération, peut on lire dans un communiqué de presse.
Selon Michèle Rivasi, députée européenne Europe-Ecologie Les Verts, l'heure est grave. Elle explique : « Le Bisphenol A est un perturbateur endocrinien qui participe au développement des maladies chroniques (obésité, diabète, maladies cardiovasculaires, cancers). Il peut également provoquer une puberté précoce et des troubles de la reproduction, c'est un danger qui nous guette tous, et de façon très inquiétante. La France a interdit l'utilisation du bisphénol A dans la fabrication des biberons le 23 juin 2010, et l'Union européenne l'a suivie peu de temps après. Mais il est aujourd'hui urgent d'élargir cette interdiction à tous les contenants, pas aux seuls biberons, en France et dans l'Europe toute entière. L'Agence européenne EFSA, pas encore convaincue des dangers du BPA, doit avancer sur ce sujet ».

















Le BPA est retrouvé dans les contenants en plastique rigide, comme les biberons et dans les vernis intérieurs des boîtes de conserve et des cannettes ou encore le papier thermique des caisses ou des terminaux de cartes bancaires chez les commerçants. On en produit chaque année environ trois millions de tonnes dans le monde.
Rappelons que la dernière publication majeure de l'Union européenne sur les perturbateurs endocriniens a été publiée le 23 décembre 2011. Elle est intitulée “State of the Art Assessment of Endocrine Disruptors”.
Il ne suffira pas d’interdire le bisphénol A (BPA) pour que ses effets sur les populations disparaissent. Il faudra aussi attendre. Et attendre suffisamment pour que passent plusieurs générations.
En clair, non seulement les rongeurs exposés in utero au BPA présentent plus tard dans leur vie des troubles comportementaux, mais ils les transmettent à leur descendance, quand bien même celle-ci n’a pas été exposée. Selon les conclusions de ces travaux américains, conduits par la biologiste Jennifer Wolstenholme (université de Virginie, Etats-Unis), l’altération du comportement social des rongeurs persiste jusqu’à la quatrième génération.



Billet 
Jean-Charles BATENBAUM - 29/06/12 - Article à lire sur www.actualites-news-environnement.com ici.





3 commentaires:

  1. mais c'est une vraie catastrophe!! on ne peut que s'indigner face à un problème d'une telle ampleur qui est occasionné volontairement par l'homme! pourquoi vouloir s'autodétruire à tout prix? 4 générations ce n'est pas rien! A bon entendeur salut!
    Manon

    RépondreSupprimer
  2. Oui, le comble du progrès est que même lorsque l'on sait, lorsque c'est prouvé, rien n'est fait.
    Tout cela pour une histoire de sous...

    RépondreSupprimer
  3. Boycottez conserves, contenants plastiques !! Les industriels sont donc au dessus des lois et des gouvernements ? Pourquoi avoir repoussé la loi interdisant le BPA dans l'agro-alimentaire ? Les études sont là pourtant...ET QUE FONT LES ECOLOS ?

    RépondreSupprimer